Archive: juillet 20, 2024

Théâtre de l’apaisement : l’Art et la Science au bénéfice du bien-être et au service de la recherche.

Acte 1 : 1/3 (Eric Kabré)

Lancement lemercredi10 juillet du théâtre de l’apaisement à Manga par un test psychologique d’évaluation du niveau de stress .

L’équipe des formateurs sur une première rencontre avec les participantes

S’inscrivant dans la grande famille du théâtre thérapeutique, le « Théâtre de l’apaisement Â» apporte une innovation majeure à travers une approche qui s’évertue à préserver l’authenticité de l’art et de son vis à vis, la science médicinale dans cette forme particulière de pratique artistique. Préoccupé (honorablement) par l’apaisement des traumatismes des déplacés internes,lesartistes professionnels d’une part et lespsychologues de l’autre, empruntent en effet au titre d’outils les rudiments des arts et des sciences, pour les (sou)mettre au service d’un mécanisme curatif. Bien que hautement probants et efficients, les arts thérapies dans leur large majorité semblent souffrir d’une tare ; celle de tant subordonner les disciplines engagées aux objectifs de la pratique, au point où l’on peine souvent à reconnaître quid de l’art ou de la science dans le processus. Le principal revers étant le caractère souvent aléatoire des résultats. Toutes choses qui justifient la vision du théâtre de l’apaisement, aussi connu en mooré comme « Pelen-sik -kuusem Â» engagé à :guérir non pas en se servantde quelques outils des arts et des sciences, maisen passant par une symbiose des arts et sciences.


A travers le projet : « Théâtre de l’apaisement » qui sur une durée de quatorze mois, dans la commune de GOGO dans le centre-sud, invite sur la même scène, le théâtre et la psychologie pour tenter de résorber les traumatismes d’une centaine de femmes victimes des atrocités de la situation sécuritaire que traverse le pays, l’IRTB soutenu par « Initiative Sahel » et ses partenaires, se lance dans un défi dont le discret bénéficiaire n’est nul autre que la recherche, qui elle est au service de tous.

En entendant la cérémonie de lancement officielle prévue pour le mois d’Août , l’IRTB (Institut de Recherche et de Théâtre du Burkina) avec l’appui du cabinet WASSA MYRIA, entame les ateliers du « Théâtre de l’apaisement Â» à Manga, sur le site de GOGO qui constitue sa localité pour la durée de la session.

Quatre-vingt dix bénéficiares du programme, sélectionnés parmi les Personnes Déplacées Internes de la commune

Le concept qui consiste en une articulation de l’art à la science, à travers le mariage entre théâtre et psychologie, vise à accompagner aux moyens d’outils empruntés à ces deux disciplines, des personnes vivantes ou ayant vécues des traumatismes, de sortes à faciliter leur guérison.

Pour cette session, le théâtre de l’apaisement vise concrètement à travers la fusionner des savoir-faire artistiques et psychologiques à soigner les traumatismes de quatre vingt dix femmes sélectionnées dans les rangs des personnes déplacées internes dans la commune de GOGO. Il s’agit pour le projet d’accompagner les bénéficiaires à travers divers ateliers dans un processus de restauration énoncé autour de trois grand axes que sont ; l’apaisement et la guérison des traumatismes, la pratique artistique et l’entreprenariat. Le choix diversifié des activités qui seront exécutées dans la formule de la formation n’est pas anodin, puisque le projet entend non seulement guérir les traumatismes des participantes, mais veut aussi travailler, à restaurer leur dignité par le biais d’un projet de réinsertion sociale.

A l’honneur dans cette phase initiale, la psychologie. Quoi de plus sensé que de procéder par une prise de température pour débuter, puisqu’il est question de santé. C’est l’objet du test d’évaluation proposé par le cabinet Wassa Myria et supervisé par sa directrice, Mme Yvonne Ouattara.

Mme Yvonne Ouattara asssitant une participante lors des préliminaires

Une première phase du projet pendant laquelle les exercices spécifiques interviennent entre les tests individuels pour mesurer le niveau du stress des participantes. Décliné sous forme de questionnaires, il permettra à l’issue de compiler les résultats sur le niveau de bien-être et partant de mesurer l’ampleur du traumatisme des femmes bénéficiaires dans le domaine cognitif, émotionnel et comportemental.

Cette étape primordiale du projet, en plus de donner son clap de départ est aussi celle qui servira à travers ses résultats, comme base de données, à la série des ateliers annoncés, pour enfin permettre d’entériner les aboutissements par le biais d’une prévisionnelle réévaluation à la fin de projet.

C’est autour de ces contours que le théâtre de l’apaisement entame son ambitieux parcours, déjà admirablement accueilli par les bénéficiaires, et dont la noblesse de la cause incite à une union sacrée autour des diverses activités à découvrir au fur et à mesure.

REVUE SCIENTIFIQUE SUR LE THÉÂTRE

L’IRTB concoit et prépare la publication d’une revue spécialisée sur le théâtre, en tant qu’un organe devant lui permettre d’aller à l’encontre de ses pairs, de présenter les résultats des recherche, de prolonger les débats et les reflexions sur les questions intéressant le domaine.

refléchie en trimestrielle, la revue connaîtra une double parution en physique et en digital.

Formation des metteurs en scène

Formation des metteurs en scène à la pratique du théâtre de l’apaisement

Il consiste à former régulièrement des metteurs en scènes sur les différents principes artistiques et techniques du théâtre de l’apaisement. Ce sont des formations qui sont soit proposées par l’IRTB à des metteurs en scènes des différentes régions du Burkina soit à la demande d’un ou de plusieurs metteurs en scène d’une localité.

Transmettre à des metteurs en scène professionnels les techniques d’un théâtre psychothérapeutique made in Burkina pour contribuer à guérir les traumatismes.

Formateurs : Paul P ZOUNGRANA, metteur en scène et concepteur du théâtre de l’apaisement

Yvonne OUATTARA : Psychologue clinicienne.

Durée de formation : Une à deux semaines.

SAPIENS

« SAPIENS Â» consiste à mettre en place des cadres de rencontres et de réflexions artistiques inédites, des rencontres humaines passionnantes et de provoquer la Co-construction d’intelligence collective entre différentes disciplines artistiques, différents profils (Des sommités du monde de la culture, de la philosophie, de l’économie, de l’histoire, de la physique – chimie, de la biologie, de la climatologie, de la psychologie) différents pays du monde, différentes cultures et différents espaces imaginaires.

Comment rêver un monde artistiquement qui puise de son histoire les connaissances pour solutionner les crises contemporaines ?

Comment s’inspirer de l’expérience de certains pays qui ont pu se relever après des épreuves douloureuses terribles : Génocide, guerre mondiale, apartheid, catastrophe naturelle, épidémie ?

Comment penser des solutions aux guerres asymétriques telle que le terrorisme ?

Quel nouveau mythe unificateur pouvons-nous inventer pour sauver la paix dans le monde ?

Comment sauver SAPIENS lui-même face à sa propre auto destruction ?

La fiction, l’imaginaire et la parole permettront d’inventer de nouveaux mythes unificateurs, de créer de nouvelles utopies, de se construire des rêves et un autre narratif non apocalyptique à travers des formes artistiques (théâtre, conte, danse, cinéma, peintures, sculpture…).

LES PALABRES

Â

L’IRTB initie des cadres d’échange entre artistes, étudiants, professeurs d’universités, chercheurs et les spectateurs dénommé « PALABRONS ET SOLUTIONONS Â». C’est une sorte de reconstruction de l’arbre à palabre afin de renforcer les liens entre les artistes et le public et de permettre l’implication des non-artistes dans la recherche de solutions à certains problèmes des artistes. L’IRTB a donc subdivisé cette activité en deux actions : Les palabres à thème et les palabres partage d’expérience, de pratique.

L’HISTOIRE GÉNÉRALE DU THÉÂTRE AU BURKINA FASO 1919-2019

Ce projet de recherche consiste à écrire l’histoire générale du théâtre du Burkina Faso de 1919 à 2019. C’est-à-dire depuis sa constitution en État (Haute Volta) jusqu’à nos jours.

Il s’agit de restituer l’histoire avec la plus grande rigueur et de sauvegarder l’expérience des pionniers. Non seulement il n’y a quasiment pas d’écrits de leurs parts ou de films sur leurs Å“uvres ou des publications journalistiques de leurs travaux. Ce projet consiste aussi à faire des portraits des grands hommes de théâtre du Burkina (leurs parcours, leurs pensées artistiques ainsi que leurs méthodes de travail).

ARTS ET TRAUMA

« ARTS ET TRAUMA »

Du constat que le théâtre constitue un outil efficace d’expression des masses, de catharsis, de détente, et de thérapie, nous avons vu qu’il y a des liens étroits entre le théâtre et la psychologie. Voilà pourquoi, il nous a semblé urgent et important d’initier un projet de recherche entre les artistes et les psychologues pour donner naissance au concept « ARTS ET TRAUMA » : Les Arts contre les traumatismes. Un concept de collaboration pour la fusion des savoirs psychologiques et des savoirs artistiques !

LES GRANDES ORIENTATIONS

  • LA PRÉSERVATION DES MÉMOIRES

Préserver le patrimoine artistique immense de notre pays et de l’Afrique afin de permettre aux générations futures d’avoir des repères concrets et des bases solides.

Préserver les différentes histoires du théâtre et des autres arts dramatiques

Préserver les différents répertoires (textes et écrits, photos, costumes et scénographies théâtraux).

Préserver le patrimoine oral et réhabiliter les éléments de transmissions de sens et des savoirs des arts dramatiques.

  • LA CRÉATION DE NOUVEAUX SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ETRE ARTISTIQUES ET TECHNIQUES

Promouvoir le renouvellement et la création de nouveaux savoirs, savoir-faire et savoir-être artistiques et techniques dans le domaine du théâtre et des arts dramatiques.

Promouvoir l’invention de nouvelles formes de théâtre, de nouveaux concepts artistiques et techniques.

Valoriser les pensées artistiques et les tentatives d’invention des artistes chercheurs Burkinabé pour en faire des sujets concrets d’études et de transmission de savoirs et de savoir-faire.

  • L’ÉDIFICATION D’UN THÉÂTRE AUTONOME ET

AUTOSUFFISANT

Promouvoir la professionnalisation du théâtre et des arts dramatiques par l’invention de solutions endogènes durables.

Permettre l’édification d’un théâtre autonome et autosuffisant par la création d’une économie de productions qui s’appuie sur nos ressources locales, nos conditions climatiques, nos bases culturelles et notre capacité dans la transformation et la capitalisation des savoirs locaux.

Permettre la création d’un théâtre citoyen, proche des populations avec des thématiques de transformations sociales réelles pour l’épanouissement de toutes les populations et le développement du Burkina Faso.

  • LA FORMATION DES CHERCHEURS DANS LE THÉÂTRE ET DES ARTS DRAMATIQUES

Mettre en place des cadres de transmissions pour renforcer les capacités des artistes et les stimuler à aller dans la dimension de la recherche

Œuvrer à ce que chaque artiste devienne producteur de pensée, créateur de solutions et ne soit plus simplement consommateur de pensée et demandeur d’aide.

Donner de la dignité à la pratique du théâtre au Burkina à travers la force créatrice et l’engagement des artistes-chercheurs à faire de la recherche un creuset de développement durable du Théâtre et des arts dramatiques.

  • Bureau Exécutif

Président : Paul P. ZOUNGRANA

Secrétaire Général : Edouard Zambelongo

Trésorière : Rachèle Coulidiati

  • Comité Scientifique

Pr SISSAO

Dr Désiré OUEDRAOGO

Mahamadou TINDANO

Ildevert MEDA

Dr Gislaine SANOU

  • Personnel Administratif

Secretaire – compatble : ROAMBA CARENE

Communicateur : ERIC KABRE

Regisseur Plateau : Aimé Pasteur MASKAIMDE