Vous êtes Metteur en scène et/ou chorégraphe du Benin, du Burkina Faso, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Togo, du Sénégal ou du Rwanda…Et vous avez envie d’accroitre vos compétences ou de prendre part aux examens portant sur les défis du Théâtre Africain; Ne ratez pas l’opportunité de prendre part à cette rencontre à Ouagadougou du 3 au 14 Août 2026 !
Diffusé sur trois jours à partir du 25 Juin 2026, et porté par la compagnie théâtre éclosion ; VIELLES FILLES est une adaptation de « Maquillage « de VAGBA OBOU DE SALES ; effectuée par NARE Wendaabo Landry. L’espace Gambidi a prêté sa scène pour la création et la diffusion de cette œuvre qui est aussi bénéficiaire de la deuxième session du programme de formation de metteur en scène COMPAGNONNAGE de l’IRTB.
La pièce tenue sur une centaine de minutes par deux comédiens expérimentés, braque son projecteur sur le vécu social d’Isabelle, une jeune avocate à succès comme en témoigne son train de vie luxueux et les innombrables distinctions qui tapissent les murs de son opulente résidence. Sa réussite professionnelle ne suffit cependant pas à combler sa vie comme elle s’y attendait, car elle est seule. À l’exception de son fidèle mais impassible majordome sur qui elle évacue tout le poids du regard social porté sur son célibat prolongé. Affirmée et consciente de sa valeur, Isabelle se refuse au mariage de convenance en cours autour d’elle, mais navigue à vue entre sa fierté et la nécessité imposée par la pression sociale. L’histoire déployée dans le cadre unique de la villa de la jeune avocate se présente telle une confession ponctuée de complaintes à l’endroit de la société, prenant en témoin silencieux son malheureux et affairé domestique qui n’aura droit au pupitre qu’à l’occasion d’une inflexion dans le récit.
L’histoire posée dans ce cadre réduit bénéficie d’une scénographie dégagée qui facilite le déplacement des acteurs tout en parvenant à rendre parfaitement le contraste de confort et d’austérité qui cohabitent dans une vie remplie de questionnements. Cette sommaire reconstitution de l’intérieur d’un salon est agrémentée par une lumière qui renforce les divers effets recherchés dans chacune des scènes de la pièce. Les comédiens pour leur part demeurent avec les costumes ordinaires de scène de ménage, adéquats et suffisants avec leurs performances personnelles pour rendre les émotions qui fluctuent et s’entremêlent sans trêve.
L’on découvre une maîtrise de la scène de la part des comédiens, qui couplée à la pertinence du sujet fait oublier la longueur du spectacle. De plus, la consistance des récits des deux acteurs, leurs divergences qui reflètent leurs profils font de leur complicité un délice pour les yeux. Le pièce crée l’agréable surprise de montrer deux êtres peinant à s’insérer dans la société, et qui vont en collaborant se découvrir l’un, autre autant qu’ils se redécouvrent eux-même. Vieilles filles demeure une analyse profonde sur un sujet qui se retrouvent sur toutes les lèvres mais qui ne trouve que très rarement l’occasion d’accéder aux cerveaux. On regretterait un peu que l’adaptions se limite à un tableau avec une structure de texte qui en suggérait au moins deux, et aussi selon les sensibilités, une fin brusque qui ne résout pas les personnages que l’histoire a pourtant si bien développé.
L’équipe cependant est à saluer à tout point de vue pour un succès ; la technique pour avoir su parfaitement accompagner la performance sans faille des comédiens ; et la metteuse en scène qui pour une première expérience obtiendrait une note d’excellence.
Porté par la Compagnie Théâtrale Mun Nana, monté et diffusé sur les plateaux de Grâce Théâtre, le spectacle « Les confessions d’une muette », a été présenté au public lors d’une soirée de première le mercredi 10 juin 2026. Il s’agit d’une adaptation de la nouvelle de l’auteur Justin Stanislas DRABO, à laquelle la pièce emprunte aussi son titre. L’artiste derrière l’œuvre, Karidia BARRO, comédienne et conteuse en est à son coup d’essai en tant que metteuse en scène.
Pour l’occasion elle a bénéficié de l’accompagnement du programme formation de metteurs en scène « COMPAGNONNAGE », initié, et piloté annuellement par l’Institut de Recherche Théâtrale du Burkina (IRTB) depuis 2024. L’équipe de production s’installe ainsi sur la scène de la compagnie Grâce théâtrepour une série de quatre jours de diffusion étalés du 10 au 13 juin 2026.
Le récit suit sur scène les mésaventures de la jeune Geneviève, affectivement appelée Djéné par sa tante, qui partie d’une enfance malheureuse dans les confins d’un orphelinat, peine à trouver sa place dans une société dont elle ne dispose pas des codes de conduite. Tantôt exploitée, tantôt en proie à ses propres écarts du fait de son jeune âge, Djéné erre et semble coltiner toutes les misères des circonstances de son périple. Distribué entre trois acteurs, le spectacle montre une mosaïque de ses séjours, auprès notamment de sa tante et du père Quentin, desquels la jeune fille ressort embourbée dans des relents de trahison. La scénographie épurée et minutieusement calculée, jointe à une assistance technique maîtrisée, constitue non seulement, le témoin d’une excellente construction, mais aussi le gage d’un spectacle fluide qui parvient à ne pas rater son sujet. « Les confessions d’une muette » relève le défi de rendre un narratif éloquent dans un décor peu encombré, qui fait la part belle au comédiens.
La mise en scène a dans le même élan favorisé un style vestimentaire évocateur, excellemment rendu par des costumes qui marquent les séquences et renforcent les rendus des émotions. Le spectateur découvre un histoire essentiellement dictée par les scènes elles-mêmes, qui dans leur défilement ne sont articulées que par des transitions musicales et lumineuses bien choisies et bien travaillées. Une des rares faiblesses de cette adaptation réside dans une difficulté apparente à se distancier du texte de départ dans une certaine mesure, comme en témoignent quelques discours « off » prolongés et des breaks, qui peuvent handicaper le jeu d’acteur en le subordonnant à un besoin marqué de plaider.
Les confessions d’une muette se pose dans son ensemble comme un succès qui, a plus d’un titre vaut le détour. Le problème de fond de l’éducation y étant brillamment traité par des acteurs engagés.
Le ton est donné, le théâtre de l’apaisement expérimenté et documenté entre dans sa phase de vulgarisation à travers cette session de formation de metteurs en scène. Ils sont cinq à avoir été sélectionnés sur dossier pour participer à ce qui représente une rassemblement d’accroissement des capacités. Déjà pratiquants et venant d’horizons divers en matière de pratiques théâtrales, les bénéficiaires ont pu essentiellement faire connaissance avec le concept et son environnement durant les cinq jours d’échanges en mars 2025.
Conçu, expérimenté et présenté au public en tant qu’un modèle de théâtre innovant, le Théâtre de l’Apaisement entame avec cette une session de formation des metteurs en scène, une seconde phase de sa vie qui débute par le partage. Son intérêt avéré pour la population, valu un appel à candidature auprès de pratiquants du théâtre désireux de s’enrichir en matière de méthodologie. Les cinq candidats retenus se posent ainsi comme les premiers ambassadeurs d’un genre théâtral à cheval entre arts et sciences. L’objectif principal de la session est d’étendre le bénéfice de la pratique du Théâtre de l’Apaisement à l’ensemble de la population, et le procédé consiste ici à multiplier le nombre des acteurs à même de mettre en application la technique. Les cinq jours ont à un tel effet, été mis au profit d’une transmission de connaissances en deux grands volets, assurée par les fondateurs des principes qui régissent le concept.
Les candidats bénéficiaires de la formation sont par ailleurs des responsables de structures culturelles, venus de diverses régions du Burkina, et donnent en cela l’espoir d’une vulgarisation efficiente de la méthode dans d’autres localités.
Dans le principe, il y a lieu d’évoquer une double formation dans le cadre de cette session, qui a connu la participation du cabinet Wassa Myria, celui-là même qui a accompagné l’Institut de Recherche Théâtrale (IRTB) dans la mise en œuvre du concept. La directrice dudit cabinet, par ailleurs proche collaboratrice dans le processus d’expérimentation du concept, Madame Yvonne OUATTARA est accueillie le deuxième jour de la session en tant que formatrice, après une journée d’ouverture consacrée à une présentation générale du programme de la session. Le cabinet de soins psychologiques qu’elle dirige va par son biais, livrer aux apprenants son expérience de la concrétisation du Théâtre de l’Apaisement, en leur fournissant aussi les preuves tangibles de l’efficacité des procédés proposés. Les artistes metteurs en scènes découvrent autant qu’ils apprécient, au regard de la difficulté traversée par le pays, cette intrusion d’une forme de médecine dans leur métier. Leur art ajoute ainsi une corde de guérison à son arc qui comportait déjà celles de l’éducation et du loisir. Madame OUATTARA insiste cependant dans le rappel d’une des spécificités de sa spécialité qu’est psychologie clinique. Il s’agit du non recours à la production pharmaceutique.
Le tout repose dans la « psyché » ; le mal ainsi que sa solution. Des principes fondamentaux sont aussi livrés aux futurs pratiquants du Théâtre de l’Apaisement ; comme la nécessité de distanciation émotionnelle. Loin de constituer une sorte d’insensibilité ou une absence de compassion, elle est le gage du succès de l’Apaisement recherché par le procédé.
Paul P ZOUNGRANA Directeur de l’IRTB (Institut de Recherche Théâtrale du Burkina), va dès le troisième jour, succéder à madame OUATTARA devant ses confrères metteurs en scène, en embouchant le même son de trompette. D’entrée de jeu ; il évoque l’étincelle à la base du concept, qui n’est autre que la découverte de la grande similitude entre les pratiques psychologiques et celles du théâtre. Il s’en rend compte pour avoir été à la fois, aussi témoin que bénéficiaire des pratiques psychologiques. Étant par ailleurs pratiquant des techniques de relaxation dans le domaine du théâtre sur plus de deux décennies, monsieur ZOUNGRANA ne manquera pas de faire le rapprochement duquel est issu le concept du Théâtre de l’Apaisement. Son intervention auprès des apprenants épousera le plan du manuel « PELEN SIK KUUSEM » offert dans le kit de formation.
Le groupe va ainsi dans un premier temps assister à une contextualisation du programme dans le panel de son genre. La notion qui est dès lors explicitée, est par la suite examinée par le biais de ses principes fondamentaux, pendant que les expériences avérées des participants dans la pratique du théâtre, leur permettront tout au long de la session de mieux cerner le contraste de ce nouveau modèle. Aux questions majeures portant notamment sur les résultats ou sur l’accueil réservé par les bénéficiaires, les chiffres d’une précédente expérimentation du concept, présentés dans l’essai, apportent une réponse tangible. Le Théâtre de l’Apaisement montre par leur entre mise une pluralité de bénéfices dans sa mise en application. Il agit comme un prolongement des chacune des pratiques (sciences et arts) pour ainsi venir en aide non pas à un « patient » isolé, mais à tout une communauté. Ses concepteurs espèrent par ailleurs par le jeu de ce partage, parvenir grâce à la vulgarisation du programme, transmettre ses bienfaits partout au Burkina Faso. PELEN SIK KUUSEM (l’appellation en mooré du concept), est de l’avis de son concepteur, à la fois un secours apporté aux peuples du sahel aujourd’hui éprouvés par le fléau du terrorisme ; et aussi une contribution Africaine au vaste monde des pratiques théâtrales.
Aux participants heureux de leur acquisition, est retourné un vœu de succès dans la mise en application.
Publié en 2024 aux éditions LAKALITA, cet essai d’une centaine de pages expose dans le détail tel que annoncé dans son sous-titrage ; les principes artistiques et techniques du théâtre de l’apaisement. L’œuvre se présente d’ailleurs à la fois comme un témoignage et aussi comme un guide pratique d’un genre particulier de pratique théâtrale. Il s’agit aussi et surtout du premier Tome d’une série de deux, qui doit révéler la théorie du concept pour ensuite montrer de manière pratique les schémas de sa mise en application. « PELEN-SIK-KUUSEM » vient au jour à bon escient alors que se tient sur le terrain un cas pratique de concrétisation de son concept.
L’œuvre entame son riche contenu en proposant au lecteur un tour d’horizon des arts thérapies, ce grand ensemble de pratiques artistiques dans lequel se loge le théâtre de l’apaisement. L’auteur plante ainsi le décor de son approche en établissant dans ce même élan un état des lieux d’un domaine peu connu du grand public. Un procédé qui constitue un bon début pour aborder la deuxième partie, la principale de l’œuvre, qui à proprement parler est celle qui introduit le nouveau concept. Le traitement de ces informations propose au lecteur de découvrir le Théâtre de l‘Apaisement à travers son motif fondateur, son procédé d’exécution par étapes et ses principaux éléments constitutifs.
L’auteur de l’œuvre qui est aussi le concepteur du théâtre de l’apaisement, le définit comme une fusion de savoirs et de savoirs faire au service d’un contexte particulier. D’un côté, on retrouve des connaissances scientifiques apportées par une discipline telle que la psychologie ; en face de laquelle se dresse toute une panoplie de savoir-faire, essentiellement artistiques. Deux matières qui en cohabitant, parviennent à implémenter de la thérapie dans des pratiques artistiques ou inversement. Cependant, contrairement à la technique centrale des arts thérapies en général dans lesquelles, un pratiquant, spécialiste de son domaine, officie de manière à soigner et à guérir au moyen de l’art et des sciences ; l’innovation de Pelen sik kuusem consiste à sortir le patient (entendons le bénéficiaire de l’exécution du concept) de sa position de spectateur pour en faire un acteur du programme. Ainsi dit ; le temps d’exécution d’un planning du théâtre de l’apaisement, les dits bénéficiaires sont tournés en conteurs, danseurs, comédiens ou peintres, selon les arts détectés comme étant nécessaires au processus. Ils opèrent ainsi dans leur propre programme d’apaisement de traumatismes, sous l’œil bienveillant des spécialistes constitués de scientifiques et d’artistes, qui dès lors adoptent la posture d’accompagnants.
Ceci constitue, seulement dans sa forme, l’essentiel de l’ouvrage qui a été dédicacé le samedi 28 juin 2025, dans le cadre enchanteur de la Villa YIRISUMA au cour d’une soirée qui a connu la louable participation d’une communauté littéraire fortement intéressée. Sur l’estrade de ladite présentation se retrouvent Docteur Alidjeta Drabo enseignante chercheure à l’université Joseph Ki-ZERBO, présentant l’œuvre au nom de la maison d’édition et Paul Pingdwindé ZOUNGRANA, artiste comédien, dramaturge et metteur en scène. Il est par ailleurs le Directeur de l’Institut de Reecherche Théâtrale du Burkina (IRTB), structure porteuse des travaux ayant abouti à la conception de PELEN SIK KUUSEM.
Par delà le secours évident proposé en ces temps tumultueux à des personnes dans le besoin, l’on peut surtout saluer l’apport innovant du procédé, dans le sens du rapprochement opéré dans un premier temps entre des domaines qui sous nos cieux paraissaient s’ignorer mutuellement. Et aussi celui opéré entre le public et ces dits domaines dont ils pouvaient jusqu’ à pareille occasion ignorer toute l’importance pour leur bien être. En tout état de cause, Ce premier tome, tant dans sa méthodologie que dans le contenu proposé, se décline dans sa meilleure perspective comme l’aboutissement à mi parcours d’un processus de recherche. Il remplit sa charge de présenter en l’explicitant, le concept du Théâtre de l’Apaisement, et laisse à son successeur (L’atelier théâtre thérapeutique) en finition, celle d’énumérer les principes scientifiques et artistiques en cours dans la mise en œuvre du concept.
L’IRTB lance un appel à proposition pour recueillir des candidatures de films de spectacle dans le cadre du projet « Musée digital du théâtre du Faso ».
Vous êtes une structure de production de spectacles et vous disposez d’une captation dans les domaines suivants : Théâtre, conte, marionnette, danse, humour, cirque…Proposez votre oeuvre à la plate forme de digitalisation de spectacle et bénéficiez d’un contrat d’exploitation et de promotion.
LAGM’NZINDI est un spectacle qui permet qu’un psychologue soit sur scène, non pas pour jouer du théâtre tel un acteur, mais pour créer la rencontre entre la psychologie et la société. Le théâtre étant la discipline par excellence qui peut regrouper les autres disciplines artistiques; permet ici de donner aussi la place et la parole à la psychologie au sens clinique du terme. Cela permet une prise en charge urgente de certains cas critiques pendant le déroulement du spectacle. Des exercices sont proposés ou des rendez-vous sont pris pour des suivis psychologiques après le spectacle.
Les thématiques et les modalités de « Lagm-N’zindi »
LAGM N’ZINDI est un concept souple qui s’adapte à toutes lesthématiques et permet des modifications en fonction du public cible, du type de traumatisme.
« Souple et paramétrable, LAGM N’ZINDI , saits’adapter aux circonstances, et au public dont il sonde les difficultés et les besoins» .
Le discours peut aussi s’adapter pour prendre en compte certaines préoccupations des populations et des partenaires qui œuvrent dans le domaine de la santé mentale.
Dans cette forme de théâtre psychothérapeutique, le théâtren’est plus juste un moyen de distraction, de communication, de festivités, mais un outil de soin, de soutiens psychologique dans le sens clinique du terme pour permettre aux personnes en situation de souffrances mentales de se reconnecter avec l’imaginaire, le rêve, de retrouver des ressources qui leur permettront d’apaiser leurs souffrances et d’aller de l’avant !
Entre écoute active ; exercices psycho somatiques, prise de parole , jeux et autres formes d’interaction, ce spectacle Psychothérapeutique permet un extériorisation des préoccupations et régule les stress, soulagent les angoisses, les inquiétudes, les peurs, la tristesse. Chaque séance est attentive à la particularité du public pour lui apporter le soutien nécessaire .
ZANGS YINDE ou le refus de la honte est un projet de création théâtrale pour raconter le courage, la fierté, l’intégrité et la dignité à la jeunesse Burkinabè à travers les histoires des martyrs tombés dans la lutte contre le terrorisme. Il s’agit de raconter l’héroïsme par des femmes. En effet, la figure féminine reste celle capable de donner la complexité du sujet car elle est celle qui donne vie, qui tient la colonne vertébrale de la transmission, de l’éducation des enfants, qui console et galvanise nos vaillants combattants mais surtout celle qui souffre en silence dans le deuil.
ZANGS YINDE ou le refus de la honte a consisté donc à créer une pièce pluridisciplinaire qui valorise nos langues, nos cultures et véhicule des messages forts de tolérance, de pardon, d’unité et de vaillance. Ce spectacle a permis de nous raconter nous-même, de posséder nos imaginaires, de valoriser le sacrifice de nos martyrs et de nourrir la jeunesse de patriotisme.
ZANGS YINDE ou le refus de la hontea été aussi aller à la rencontre de cette jeunesse en diffusant le spectacle dans les lycées et collèges. Il a s’agit enfin de susciter des débats après les représentations pour dissiper l’insouciance de la jeunesse des grandes villes et susciter plus d’engagement et de responsabilité de cette jeunesse dans la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation.
ZANGS YINDE ou le refus de la honte c’est raconter la Paix, jouer la vie, chanter l’espoir, danser l’amour et partager des valeurs culturelles. Un spectacle pluridisciplinaire qui questionne, amuse, enseigne et donne de l’espoir.
SYNOPSIS
ZANGS YINDE ou le refus de la honte raconte l’histoire d’une femme déplacée interne qui malgré le traumatisme des attaques terroristes, son handicap physique ne baisse pas les bras et se bat pour gagner sa vie dignement sans dépendre des vivres du gouvernement ou de la mendicité devant les feux tricolores.
Cette mère, veuve, s’adresse aux jeunes des QG qui boivent le thé en longueur des journées et vivent dans l’insouciance en leur racontant des brèches d’histoires d’autres jeunes engagés dans la lutte contre le terrorisme. Elle transporte la jeunesse dans un conte épique contemporain fait des exploits de nos héros ou chaque goutte de sang versé des martyrs est un sillon d’espoir pour la victoire finale contre l’extrémisme violent. Cette femme, figure d’amazone incarne la dignité et toute la pièce résonne comme un hymne à la fierté et à l’intégrité. Entre humour, douleur, détermination, le personnage questionne nos peurs, nos doutes et les transforme en force et en confiance.
ZANGS YINDE ou le refus de la honteest un voyage imaginaire de soi vers l’autre, de tous pour la patrie qui éveil en nous le courage et le don de soi pour un meilleur vivre ensemble.
IRTB : (Institut de Recherche Théâtrale du Burkina) Offre de formation : Appropriation et application du concept du théâtre de l’apaisement.
LE CONCEPT DU THÉÂTRE DE L’APAISEMENT Le « THEATRE DE L’APAISEMENT » est un concept qui passe par la fusion des savoirs- faires artistiques et psychologiques pour offrir des outils d’apaisements des traumatismes par l’animation d’ateliers de théâtre thérapeutique. Ce nouveau concept est aussi une forme théâtrale particulière qui va vers les populations qui ont vécu des souffrances pour les apaiser. Précédemment en expérimentation dans plusieurs localités; telles Ouahigouya; FADA N’Gourma; DASSA et plus récemment dans la commune de GOGO, où l’Institut de Recherche Théâtrale du Burkina (IRTB) a déployé son concept au bénéfice de milliers de personnes déplacées internes. Le théâtre de l’apaisement, après avoir ainsi prouvé son efficacité et engrangé des résultats scientifiques, voudrait mettre cette expertise au service du bien être de la santé mentale des personnes déplacées internes de l’ensemble du territoire. Le présent appel constitue à un tel effet une entame dans la vulgarisation du concept à tra- vers la transmission de son mode de fonctionnement à des metteurs en scène en activité sur le sol Burkinabè.
2. OBJECTIFS DE L’APPEL À CANDIDATURES Cet appel à candidatures vise à sélectionner 6 artistes metteurs en scène de théâtre du Bur- kina Faso afin qu’ils bénéficient d’une session de formation que l’IRTB organise en Mars 2025. L’objectif général de la session est le renforcement des capacités de metteurs en scène actifs de l’univers du théâtre à travers la transmission des principes et fondements du théâtre de l’apaisement. De manière spécifique, il s’agira de :
favoriser l’appropriation et la maîtrise par les acteurs bénéficiaires de la formation du mode action et d ‘application du concept du théâtre de l’apaisement dans le processus de la création et de la diffusion théâtrale.
Les initier aux outils psychologiques et artistiques pour l’animation d’atelier théâtre théra- peutique.
3. CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ DE LA CANDIDATURE
Être de Nationalité Burkinabè
Être un metteur en scène professionnel
Avoir au minimum 5 ans d’expérience de mise en scène où avoir mis en scène au moins trois pièces de théâtre de belle facture.
Avoir une expérience en tant que Formateur en théâtre.
Être disponible pendant la période de la formation. La formation s’adresse aux metteurs en scène professionnels des zones à forte concentra- tion de PDI: Région du Nord, du Sahel, de l’Est, du Centre Nord et du Centre. 6 metteurs en scènes seront retenus pour cette première session de formation. La forma- tion sera sanctionnée par une attestation. Elle sera théorique et pratique et animé par un metteur en scène et une psychologue.
4. CALENDRIER DE L’APPEL À CANDIDATURES Lancement appel à candidatures : 20 Janvier 2025 Date de clôture de l’appel à candidatures : 16 Février 2025 Réunion du comité de sélection : 17 Février 2025 Annonce des résultats : 24 Février 2025 Tenue de la formation Mars 2025 (1 semaine)
5. COMMENT CANDIDATER ? Documents requis
Une lettre de motivation
Un CV
Les candidatures sont à envoyer par mail à l’adresse: irtbtheatre@gmail.com
Date limite: 16 Février à 23h59 heure du Burkina
Les candidats retenus verserons des frais d’inscription de 5000 francs CFA.
NB : L’IRTB se réserve le droit de retenir moins de candidatures ou de procéder à un appel complémentaire si les candidatures reçues ne sont pas satisfaisantes. La formation aura lieu à Ouagadougou du 03 au 07 Mars 2025. La formation sera dispensée en français.IRTB : (Institut de Recherche Théâtrale du Burkina) Téléphone administration : 67 21 11 66/78 24 63 25 Téléphone direction : 76 55 55 84 Courrier com : irtbburkina@gmail.com
La mission essentielle de l’IRTB consiste à la préservation des mémoires et à la création de nouveaux savoirs artistiques et techniques pour le rayonnement du théâtre et de ses arts dits apparentés au Burkina Faso. C’est inviter la rigueur scientifique aux différentes réflexions artistiques pour le développement des arts de la scène.
Retrouvez nous sur le web www.irtbburkina.com
CONTACTS ASSOCIATION INSTITUT DE RECHERCHE THÉÂTRALE DU BURKINA E-mail : irtbtheatre@gmail.com Paul P. ZOUNGRANA (00226) 76 55 55 84 / 78 24 63 25 pauzoung@yahoo.fr
Conçu et expérimenté sur le sol Burkinabé comme une solution aux nombreux défis que connaissent les populations en proie aux affres de l’insécurité, le concept du théâtre de l’apaisement n’a pas manqué d’attirer l’attention du monde, créant un besoin de s’exporter à l’international. Il est question par le biais de son concepteur Paul P Zoungrana Directeur de L’IRTB dont est issu le programme, de partager une expertise locale et endogène avec le reste du monde dans les domaines conjoints des arts et des sciences. Le concept qui pour le rappel ; s’inscrit dans le cadre de la recherche, allie les savoirs faire des artistes à ceux des scientifiques autour des questions de santé mentale, en vue non seulement renforcer les ressources, mais aussi de les contextualiser pour apaiser, et soigner les traumatismes. Auparavant détaillé dans un essai « Pelen-Sik-Kuusem » par son concepteur et disponible en librairie et sur AMAZON ; L’occasion d’aller à l’encontre d’un public plus large est donnée au théâtre de l’apaisement à travers la participation à la deuxième conférence HLASOHLED 2024,se tenant à Prague en république Tchèque le 9 novembre 2024.
Eric Kabré
De la conférence
le théâtre de l’apaisement fait son premier envol international dans le cadre de la grande Conférence Internationale HLASOHLED 2024.Se déroulant à Prague le samedi 9 novembre 2024 , pour sa deuxième édition, cet évènement a un objet qui constitue son centre d’intérêt ; il s’agit des innovations en matière d’ART Social dans le monde. La conférence se pose de ce fait comme la vitrine par excellence des nouvelles réflexions et pratiques portant sur les domaines concernés, leur permettant non seulement de s’exposer au reste du monde en tant qu’innovations, mais aussi de s’enrichir mutuellement par le biais des rencontres et des échanges. A titre d’illustration, sont entre autres présents à l’actuelle session ; Hana TURECKOVA POLANSKA de la République Tchèque avec son projet : L’influence de la danse sur le vieillissement cérébrale ; et DOMINIKA DOPIERALA avec le projet de Musique communautaire comme thérapie dans l’espace public.Ces projets s’inscrivant dans le domaine social se traduisent à travers des programmes de recherche fusionnant art et science en vue de bâtir de meilleures sociétés. Exactement le créneau dans lequel souscrit le théâtre de l’apaisement en tant que concept psychothérapeutique. D’où la participation de L’IRTB à cette conférence à travers l’exposé de son directeur.
De la participation de l’IRTB
A l’instar des autres intervenants à la conférence, la participation de l’IRTB avait pour objet de révéler le concept du théâtre de l’apaisement, en exposant avec des explications à l’appui ; ses principes fondateurs. Paul P Zoungrana qui dirige l’institut basé à Ouagadougou, a lors de son passage déroulé une présentation articulée autour de ces quatre grands axes ;
– Art & Traumas en tant que réflexion mère du concept du théâtre de l’apaisement.
– Le théâtre de l’apaisement lui -même et ses principes.
– Le processus de son expérimentation sur le terrain.
– Les perspectives pour le concept et sa pratique.
Le concepteur du programme a pu ainsi à la faveur de cette présentation ; non seulement exposer les fondements théoriques du processus, mais aussi partager les résultats pratiques d’une session en cours au Burkina Faso au bénéfice d’une centaine de femmes sélectionnées dans les rangs des milliers de personnes déplacées internes, sinistrées par la crise sécuritaire. Un autre aspect du processus, abordé qui ne fut pas des moindres, est sa valeur scientifique étayée par les chiffres issus des études de la session. L’étroite collaboration avec le cabinet de psychologie Wassa Myria dans le cadre de la conception et de la mise en œuvre du programme du théâtre de l’apaisement a en effet permis de produire des données à caractère scientifiques. Répertoriés et consignés sous divers formats, ces chiffres constituent à la fois, l’indexe du caractère opérationnel du programme, et l’indice de son impact sur le public concerné. Le cas en expérimentation en cours permet à titre d’explicitation de lire les résultats suivants concernant un test d’évaluation du niveau de stress traumatiques des bénéficiaires, effectué en deux temps ; à l’entame et à la fin de la première phase du processus.
Ainsi sur un échantillon de 93 personnes (les bénéficiaires de la session) ; au départ des activités 36 (39%) ont une situation traumatique de niveau 4 (extrême) ; 22 (24%) de niveau 3 (sévère) ; 23 (25%) de niveau 2 (préoccupant), contre seulement 12 (13 %) pour les cas acceptables. Le test reconduit à la fin de la première phase montre une baisse généralisée du niveau de stress dont le niveau 4 (extrême) disparaît du tableau, ne laissant figurer que 5 % de l’échantillon sur le niveau 3.
L’exposé appuyé des résultats met ainsi en exergue un programme accompli et prêt à voyager à l’encontre de personnes nécessiteuses.
Des perspectives du théâtre de l’apaisement
le désir d’aller à l’encontre du public constituait l’objet développé dans le dernier point de la présentation. Déroulée sous le sous-thème de perspectives du théâtre de l’apaisement ; cette partie de la réflexion met en lumière à la fois les aspirations et les projets portés autour du programme du théâtre de l’apaisement, qui s’exposent principalement sur deux grands axes. D’une part se présente la nécessité de poursuivre le déploiement autant du concept, que de sa mise en application à travers notamment des programmes de formations qui permettraient la transmission du projet en tant que compétence à d’autres acteurs du sahel en crise. D’une autre part, le directeur ayant égard au caractère universel de la question centrale du programme ; la santé mentale ; ne manque pas de souligner le besoin de l’exporter. Le canevas pour un tel projet se focaliserait sur les ateliers, les conférences et les formations à travers lesquels le théâtre de l’apaisement, tout en se proposant comme solution aux souffrances mentales de par le monde, serait en retour dans la dynamique de s’enrichir davantage des expériences rencontrées.
Il s’agit en tout état de cause d’une contribution salutaire de l’Afrique dans le vaste domaine de la recherche dans le monde, dont peut-être fière le Burkina Faso, qui signe son acte de naissance. Il paraît cependant tout aussi important de notifier à l’heure où ce projet prend cet envol international qu’il se pose aussi comme un défi pour toutes les structures concernées qui sont interpellés sur le devoir de se l’approprier et de l’accompagner dans son combat pour l’avènement d’un monde meilleur.