Formation de metteurs en scène de théâtre au concept du Théâtre de l’Apaisement
Le ton est donné, le théâtre de l’apaisement expérimenté et documenté entre dans sa phase de vulgarisation à travers cette session de formation de metteurs en scène. Ils sont cinq à avoir été sélectionnés sur dossier pour participer à ce qui représente une rassemblement d’accroissement des capacités. Déjà pratiquants et venant d’horizons divers en matière de pratiques théâtrales, les bénéficiaires ont pu essentiellement faire connaissance avec le concept et son environnement durant les cinq jours d’échanges en mars 2025.

Conçu, expérimenté et présenté au public en tant qu’un modèle de théâtre innovant, le Théâtre de l’Apaisement entame avec cette une session de formation des metteurs en scène, une seconde phase de sa vie qui débute par le partage. Son intérêt avéré pour la population, valu un appel à candidature auprès de pratiquants du théâtre désireux de s’enrichir en matière de méthodologie. Les cinq candidats retenus se posent ainsi comme les premiers ambassadeurs d’un genre théâtral à cheval entre arts et sciences. L’objectif principal de la session est d’étendre le bénéfice de la pratique du Théâtre de l’Apaisement à l’ensemble de la population, et le procédé consiste ici à multiplier le nombre des acteurs à même de mettre en application la technique. Les cinq jours ont à un tel effet, été mis au profit d’une transmission de connaissances en deux grands volets, assurée par les fondateurs des principes qui régissent le concept.
Les candidats bénéficiaires de la formation sont par ailleurs des responsables de structures culturelles, venus de diverses régions du Burkina, et donnent en cela l’espoir d’une vulgarisation efficiente de la méthode dans d’autres localités.
Dans le principe, il y a lieu d’évoquer une double formation dans le cadre de cette session, qui a connu la participation du cabinet Wassa Myria, celui-là même qui a accompagné l’Institut de Recherche Théâtrale (IRTB) dans la mise en œuvre du concept. La directrice dudit cabinet, par ailleurs proche collaboratrice dans le processus d’expérimentation du concept, Madame Yvonne OUATTARA est accueillie le deuxième jour de la session en tant que formatrice, après une journée d’ouverture consacrée à une présentation générale du programme de la session. Le cabinet de soins psychologiques qu’elle dirige va par son biais, livrer aux apprenants son expérience de la concrétisation du Théâtre de l’Apaisement, en leur fournissant aussi les preuves tangibles de l’efficacité des procédés proposés. Les artistes metteurs en scènes découvrent autant qu’ils apprécient, au regard de la difficulté traversée par le pays, cette intrusion d’une forme de médecine dans leur métier. Leur art ajoute ainsi une corde de guérison à son arc qui comportait déjà celles de l’éducation et du loisir. Madame OUATTARA insiste cependant dans le rappel d’une des spécificités de sa spécialité qu’est psychologie clinique. Il s’agit du non recours à la production pharmaceutique.

Le tout repose dans la « psyché » ; le mal ainsi que sa solution. Des principes fondamentaux sont aussi livrés aux futurs pratiquants du Théâtre de l’Apaisement ; comme la nécessité de distanciation émotionnelle. Loin de constituer une sorte d’insensibilité ou une absence de compassion, elle est le gage du succès de l’Apaisement recherché par le procédé.
Paul P ZOUNGRANA Directeur de l’IRTB (Institut de Recherche Théâtrale du Burkina), va dès le troisième jour, succéder à madame OUATTARA devant ses confrères metteurs en scène, en embouchant le même son de trompette. D’entrée de jeu ; il évoque l’étincelle à la base du concept, qui n’est autre que la découverte de la grande similitude entre les pratiques psychologiques et celles du théâtre. Il s’en rend compte pour avoir été à la fois, aussi témoin que bénéficiaire des pratiques psychologiques. Étant par ailleurs pratiquant des techniques de relaxation dans le domaine du théâtre sur plus de deux décennies, monsieur ZOUNGRANA ne manquera pas de faire le rapprochement duquel est issu le concept du Théâtre de l’Apaisement. Son intervention auprès des apprenants épousera le plan du manuel « PELEN SIK KUUSEM » offert dans le kit de formation.

Le groupe va ainsi dans un premier temps assister à une contextualisation du programme dans le panel de son genre. La notion qui est dès lors explicitée, est par la suite examinée par le biais de ses principes fondamentaux, pendant que les expériences avérées des participants dans la pratique du théâtre, leur permettront tout au long de la session de mieux cerner le contraste de ce nouveau modèle. Aux questions majeures portant notamment sur les résultats ou sur l’accueil réservé par les bénéficiaires, les chiffres d’une précédente expérimentation du concept, présentés dans l’essai, apportent une réponse tangible. Le Théâtre de l’Apaisement montre par leur entre mise une pluralité de bénéfices dans sa mise en application. Il agit comme un prolongement des chacune des pratiques (sciences et arts) pour ainsi venir en aide non pas à un « patient » isolé, mais à tout une communauté. Ses concepteurs espèrent par ailleurs par le jeu de ce partage, parvenir grâce à la vulgarisation du programme, transmettre ses bienfaits partout au Burkina Faso. PELEN SIK KUUSEM (l’appellation en mooré du concept), est de l’avis de son concepteur, à la fois un secours apporté aux peuples du sahel aujourd’hui éprouvés par le fléau du terrorisme ; et aussi une contribution Africaine au vaste monde des pratiques théâtrales.

Aux participants heureux de leur acquisition, est retourné un vœu de succès dans la mise en application.






















